Journée mondiale des toilettes

Journée mondiale des toilettes

Toilettes. Entrée interdite.
Vous vous demandez pourquoi ? 4,2 milliards de personne aussi.
Le Centre d'information sur l'eau s'associe aux Nations Unies pour rappeler l'importance de disposer d'un système d'assainissement des eaux usées : "une Installation qui sparte en tout sécurité les déchets humains du contact humain".

Les Nations Unies ont choisi cet année le thème "Eau et changement climatique"

La Journée mondiale des toilettes vise à sensibiliser à la situation de personnes qui vivent sans accès à un service d’assainissement.

Sans assainissement, les gens n’ont d’autre choix que d’utiliser des latrines communales inadéquates ou de pratiquer la défécation à l’air libre. Pour les femmes et les filles, trouver un endroit pour aller aux toilettes à l’extérieur, souvent devoir attendre la couverture de l’obscurité, peut les rendre vulnérables aux abus et aux agressions sexuelles. L’absence de système d’assainissement constitue aussi, et surtout, une menace pour la salubrité des ressources en eau, qui sont ainsi polluées par les déjections humaines, avec tous les risques sanitaires que cela induit.

En France, nous disposons, quasiment tous, de toilettes à domicile. Ce confort élémentaire nous permet de respecter les règles d’hygiène les plus fondamentales.
Les Nations Unies ont choisi cette année le thème « Eau et changement climatique » pour attirer l’attention sur le rôle important que l’eau jouera dans les décennies à venir alors que les gens s’adapteront aux changements causés par les effets du réchauffement climatique.

Aujourd’hui, les menaces inhérentes au changement climatique comme les inondations, la sécheresse et l’élévation du niveau de la mer peuvent endommager les canalisations, les réservoirs et même les stations d’épuration. Ces épisodes de plus en plus fréquents et extrêmes tendent à s’aggraver et menacent les systèmes d’assainissement : les eaux usées non traitées, se peuvent en effet se répandre et provoquer une urgence de santé publique.

En France nous disposons aujourd’hui de 21 400 stations de traitement des eaux usées, qui ont une capacité épuratoire globale de 104 millions d‘équivalents-habitants (EH). Leur entretien est primordial pour éviter les rejets directs d’eaux non épurées en milieu naturel

**Source Bipe 2019 Les service publics d’eau et d’assainissement en France

Vers davantage de réutilisation des eaux usées traitées en France

Face aux conséquence du changement climatique sur l’accès à l’eau, innover, faire évoluer l’approche ‘traditionnelle’ du cycle domestique de l’eau est sans doute essentiel. En France, les eaux usées traitées par les stations d’épuration sont principalement rejetées après traitement dans les eaux de surface (rivières, fleuves, lacs). La réutilisation d’eaux usées (REUT) traitées constitue une ressource alternative dans des contextes locaux de pénurie d’eau, de surexploitation des nappes ou de difficultés à rejeter en milieu naturel. La REUT permet d’alléger la pression sur la ressource en eau. La matière première que constitue la REUT est encadrée en France pour les usages en irrigation, publics ou privés et quel que soit le type de culture ou d’espace vert*

*Source Bipe 2019 Les service publics d’eau et d’assainissement en France

Dans un objectif de préservation de la ressource en eau, la réutilisation d’eaux usées traitées est une alternative qui pourrait s’envisager au-delà de l’irrigation ou de l’arrosage. Interrogés pour savoir s’ils seraient prêts à adopter de nouvelles façons de consommer l’eau, le taux d’adhésion des Français varie toujours en fonction des propositions.

Selon le dernier baromètre Kantar/C.I.eau, « Les Français et l’eau » 2020, la plupart des consommateurs (87 %) accepterait d’utiliser une eau du robinet issue du recyclage des eaux usées pour leurs usages domestiques (hygiène, sanitaire, nettoyage…). — La proportion de Français disposés à consommer des légumes arrosés avec des eaux usées dépolluées, baisse de 3 points cette année vs 2019 (78 % vs 81 % en 2019).— Plus d’un sur deux (55 %) boirait une eau du robinet issue du recyclage des eaux usées.

Contact : Nathalie Davoisne – 01 42 56 50 33

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