
Le circuit d'eau froide est surveillé par les autorités sanitaires, sur la partie publique avant le compteur. En revanche, le parcours de l'eau « post-compteur », comprenant l'eau chaude, ne l'est pas du fait de son caractère privatif.
L'eau du réseau public est soumise à de nombreux contrôles stricts, listés par la directive européenne n°98/83/CE du 3 novembre 1998, guidée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Des analyses sont effectuées chaque jour, afin d'assurer la qualité de l'eau potable et sa conformité aux normes sanitaires, auprès des usagers qui l'utilisent.
Pour l'eau chaude, c'est différent. L'eau chaude passant par les parois de nos cumulus, qu'ils soient vieux ou récents, a plus de risque de contenir ces particules métalliques. L'eau, en l'état de stagnation, peut, à l'intérieur même du cumulus provoquer de la corrosion et entrainer la formation de bactéries dont le développement peut être entretenu par la chaleur.
Les habitations construites avant 1948 étaient équipées de canalisations en plomb. C'est pourquoi, même si cela est rare, on peut trouver d'infimes particules de plomb dans l'eau arrivant à l'intérieur de ces habitations.
Il est donc recommandé de réserver l’usage de l'eau chaude pour laver notre linge, faire la vaisselle ou se laver, mais de ne pas la boire. Dans la même logique, pour la cuisine, l’eau sera tirée froide au robinet puis chauffée par les systèmes de bouilloires ou de casseroles traditionnelles.

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