Quelle est la perception des consommateurs des Hauts de France ?

5 juillet 2018

La directrice générale du C.I.eau est intervenue lors des Assises locales de l’eau organisées le 21 juin 2018 par l’Agence de l’Eau Artois Picardie, en présence notamment de Jean Launay, Coordinateur général des Assises de l’eau, et Erik Orsenna, Académicien.

82% de consommateurs satisfaits

Lors d’une table ronde sur la perception des consommateurs, elle a dévoilé la déclinaison régionale du baromètre d’opinion C.I.eau / TNS Sofres « Les Français et l’Eau » dans les Hauts de France.

Marillys Macé a rappelé que dans la région, 82% des consommateurs  s’estiment satisfaits du service de l’eau. Cette majorité est toutefois un peu moins nette que sur l’ensemble de la France (87%). Dans cette région, la proportion des consommateurs sachant qui fixe le prix de l’eau est moins grande que sur l’ensemble du territoire (municipalité 21% vs 29% – gestionnaire 57% vs 61%).

Un tiers seulement (33%) savent que les eaux usées sont traitées avant leur retour dans leur milieu naturel, tandis que 41% des Français dans leur ensemble savent qu’elles doivent être dépolluées avant d’être rejetées dans la nature.

Autre singularité régionale, la confiance en la qualité de l’eau est moins forte (66%) qu’à l’échelle nationale (80%). Près d’un quart des habitants (22%) ignorent que l’eau subit de multiples traitements pour être potable (13% à l’échelle du territoire).

On observe également une moindre consommation d’eau du robinet : 37% des consommateurs des Hauts de France déclarent boire de l’eau du robinet tous les jours (64% au plan national). Ils sont d’ailleurs 73% à boire quotidiennement en bouteille (vs 51%). Dans cette région, l’eau du robinet est plutôt considérée comme un dépannage quand il n’y a plus d’eau en bouteille. On lui reproche surtout un goût de chlore (85% vs 72%) et la présence de calcaire (61% vs 54%).

Les habitants des Hauts de France semblent moins inquiets que l’ensemble des Français sur la disponibilité des ressources et portent donc une attention moins marquée pour les éco-gestes du quotidien. 75% (vs 85%) se disent attentifs aux fuites.

Concernant la perception sur la politique publique de l’eau en France, la Directrice du Centre a également souligné que les Français connaissaient mieux le rôle des collectivités locales et des agences de l’eau (41%), que celui de l’Etat (36%).Selon une autre enquête menée par le Centre d’information sur l’eau et Tns-Sofres*, ils attendent en priorité que l’Etat s’engage sur la préservation de la qualité de l’eau potable.

En matière de prix du service, les 2/3 des consommateurs sont disposés à payer plus cher leur eau pour en améliorer le service (65%) et 52% accepteraient une hausse du prix du service pour limiter les fuites sur les réseaux. Enfin, 64% souhaitent de l’information sur les traitements pour produire l’eau potable et 53% sur les investissements réalisés

Pour en savoir plus, consultez l’Observatoire de l’eau.

 

 

*Enquête réalisée du 8 au 12 mars, menée auprès de 1032 individus âgés de 18 à 64 ans issus d’un échantillon national représentatif