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La teneur maximale en plomb, qui était de 50 µg/l. jusqu'en
décembre 2003, est donc maintenant limitée à
25 µg/l. Elle sera de nouveau abaissée, à 10 µg/l.
cette fois-ci, en décembre 2013.
Cette révision de la norme plomb a été adoptée
pour que leau consommée participe à leffort
global de diminution des apports potentiels (1) et contribue ainsi
à protéger les catégories de population les plus
"vulnérables" : les jeunes enfants et des femmes
enceintes. Il s'agit là d'une nouvelle illustration du "principe
de précaution" : même si les teneurs limites admises
jusqu'alors dans l'eau (50 µg/l) étaient suffisantes pour protéger
la santé (c'est d'ailleurs pourquoi une période transitoire
de dix ans a pu être envisagée), on souhaite aller encore
plus loin dans la sévérité de la norme pour augmenter
la marge de sécurité sur la santé à long
terme.
Le plomb est quasiment inexistant dans les eaux naturelles, il n'y
en a pas non plus dans l'eau à la sortie des usines de traitement
de l'eau potable et il est absent des canalisations du réseau
public de distribution. Il provient avant tout de la corrosion du
matériau des tuyaux de distribution de l'eau, essentiellement
dans les installations intérieures. Les canalisations du réseau
public ne sont pas en plomb, mais une partie des raccordements aux
habitations (les "branchements"), et surtout les réseaux
intérieurs des immeubles et des logements, en contiennent encore.
Si, depuis 1995, la pose de canalisation en plomb ou de tout élément
en plomb dans les installations intérieures de distribution
deau destinée à la consommation humaine est interdite,
la division par 5 du taux maximal de plomb dans leau du robinet
ne va pas seffectuer sans investissements très importants,
non seulement au niveau des installations publiques (traitements supplémentaires,
réhabilitation des branchements, etc.), mais surtout dans les
installations intérieures des habitations. On estime ainsi
à environ 15 milliards deuros, sur 15 ans, le coût
pour les Français de cette mise aux normes, dont 12 milliards
pour les seules installations privées, à la charge des
propriétaires.
De fait,
il est généralement admis que le respect des 10 µg/l au point de consommation d'eau
ne pourra être assuré, d'ici 2013, sans avoir recours au remplacement
du plomb des canalisations intérieures des immeubles.
(1) En effet, lexposition au plomb
provient dautres sources, par exemple des peintures anciennes
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