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La refonte des normes de qualité de l'eau du robinet s'est
donc appuyée sur une logique encore plus exigeante de santé.
Les experts (médecins et scientifiques) et les législateurs
se sont focalisés sur les éléments susceptibles
de présenter des risques pour la santé à court,
moyen et long terme, pour établir des normes impératives,
les "limites de qualité". En revanche, du fait du
progrès des connaissances, d'autres paramètres (en particulier
des paramètres d'ordre organoleptique ou environnemental) de
la précédente réglementation sont désormais seulement contrôlés comme
indicateurs du bon fonctionnement des installations de traitement
et de distribution, appelés "références
de qualité". Dans cette même logique, certains paramètres
ont été abandonnés.
Au total, les paramètres de qualité ("limites"
et "références" de qualité) sont un
peu moins nombreux, mais cela ne veut pas dire que l'eau est moins
bien surveillée. Le décret de décembre 2001 traduit au contraire
un renforcement du principe de précaution et accroît
encore la sûreté de l'eau, en débarrassant le
contrôle de leau de mesures sans vrai rapport avec la
santé : un peu moins de normes en tout, mais plus de normes
en liaison réelle avec la santé des personnes.
Les paramètres de qualité et les normes correspondantes
sont établis en fonction des connaissances scientifiques actuelles
et du principe de précaution : l'eau doit pouvoir être
bue sans danger pour la santé durant toute une vie humaine.
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