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En 1790, la Révolution française attribue formellement aux communes la responsabilité
de la distribution de l'eau sur leur territoire.
Il faut attendre la seconde moitié du XIXe
siècle et les progrès de la microbiologie pour que peu à peu se mette
en place un cadre légal, destiné essentiellement à lutter contre les
épidémies d'origine hydrique et à protéger la santé publique. On connaît
la phrase de Pasteur : "Nous buvons 90 % de nos maladies."
En 1884, le tout-à-l'égout est obligatoire à Paris.
En 1885, une circulaire ministérielle entérine un programme établi
par le Comité consultatif de l'hygiène publique et préconise de compléter
l'analyse des eaux par un examen microscopique. En 1900, cet examen
est rendu obligatoire, sans toutefois qu'en soient indiquées les modalités.
En 1902, la loi sur l'hygiène publique précise que les maires "sont
tenus de déterminer les prescriptions relatives à l'alimentation en
eau potable et à l'évacuation des matières usées".
En 1958, une ordonnance ministérielle fait obligation à "quiconque
offre au public de l'eau en vue de l'alimentation humaine [...] de
s'assurer que cette eau est propre à la consommation". Cette
obligation est aujourd'hui intégrée au code de la santé publique (article
L. 1321-1).
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