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Lorsque l'on parle
de toxicité du plomb, une pathologie bien présente dans l'imaginaire
collectif vient vite à l'esprit : le saturnisme.
Cette maladie se manifeste notamment, chez l'enfant, par des troubles
du comportement et des altérations du développement intellectuel.
En France, cette affection est aujourd'hui de plus en plus rare et
concerne, pour l'essentiel, des jeunes enfants qui vivent dans un
habitat vétuste et absorbent le plomb des peintures anciennes (les
peintures au plomb sont interdites, dans notre pays, depuis 1948),
par exemple en se léchant les mains. Une seule écaille de ces peintures
peut contenir jusqu'à 3 000 µg de plomb par gramme.
Les premiers signes de saturnisme chronique apparaissent, en moyenne,
à partir d'une plombémie de 250 µg / 100 ml de sang chez l'enfant, de 350 à 450 µg/ 100 ml de sang chez l'adulte et de 200 µg/100
ml chez les personnes âgées.
Il ne faut pas confondre saturnisme et risques liés à une ingestion
de plomb dans l'eau ou dans les aliments.
Chaque individu a un peu de plomb dans l'organisme, et donc une plombémie,
ce qui ne signifie pas pour autant qu'il soit sujet à une intoxication
au plomb.
Le plomb dans l'eau peut être un des facteurs qui augmente le taux
de plombémie. Les cas de saturnisme d'origine hydrique sont extrêmement
rares et concentrés dans les régions dont les eaux sont très douces.
Ils concernent plutôt des personnes âgées.
Les signes d'intoxication par le plomb sont très peu spécifiques :
constipation, douleurs abdominales, anémie persistante, insomnie,
apathie, irritabilité etc.
Il faut donc, si ces signes apparaissent chez des enfants habitants
des logements vétustes ou chez des personnes "sensibles"
utilisant une eau très douce, procéder à des analyses pour déterminer
soit la plomburie, soit la plombémie des individus concernés. Il faut
également repérer l'origine de l'apport excessif en plomb pour faire cesser cette exposition.
Ces manifestations sont assez rares, mais peuvent apparaître avec
une plombémie située entre 35 et 80 µg/100 ml de sang.
C'est au-delà de 80 µg que des symptômes plus marquants peuvent survenir.
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