Le plomb est, en grande
partie, éliminé naturellement par l'organisme.
Il n'existe pas de différence entre l'adulte et l'enfant lorsque le
plomb est absorbé par voie aérienne. Dans ce cas, l'élimination dépend
de l'état physique, de l'état de la muqueuse respiratoire, de la consommation
ou non de tabac.
Par voie digestive, l'organisme humain absorbe le plomb de manière
très variable selon l'âge :
- un adulte élimine 90 % du plomb qu'il ingère,
- un enfant n'en élimine que 50 %.
Le mode d'alimentation des individus peut également influer sur le
taux d'absorption : le calcium, les fibres végétales, les graisses,
l'alcool, etc. peuvent modifier son absorption ou son élimination.
C'est pourquoi les doses admissibles qui ont servi de référence
à la fixation de la norme pour l'eau sont établies en fonction des
individus les plus "vulnérables" au plomb : les jeunes enfants
et les femmes enceintes.
En effet, les enfants de moins de 6 ans n'éliminent que 50 % du plomb
qu'ils ingèrent. De plus, des déséquilibres alimentaires en fer et
en calcium, à cet âge, favorisent l'absorption du plomb et le système
nerveux est alors en plein développement, donc d'autant plus vulnérable.
Quant aux femmes enceintes, il faut savoir que le plomb traverse la
barrière placentaire dès la douzième semaine de gestation, processus
qui se poursuit tout au long de la grossesse.