La qualité de l'eau du robinet
Les grandes questions
Le plomb
La mise en oeuvre de la norme

Les implications concrètes de la norme plomb

Pour respecter la norme des 10 µg/l,il existe plusieurs solutions :

sur le traitement de l'eau
Les distributeurs d'eau peuvent par des techniques de traitement produire une eau moins corrosive pour les canalisations en plomb. Ces mesures sont déjà appliquées dans des zones où la ressource en eau est particulièrement douce.
La première solution consiste à élever le pH de l'eau douce en la reminéralisant, de façon à ce qu'elle dissolve moins le plomb présent en aval.
La seconde consiste à ajouter des sels de phosphates qui déposeront un léger film protecteur à la surface des canalisations, les empêchant ainsi d'être corrodées par l'eau.
De fait, il est généralement admis que le respect des 10 µg/l, au point de consommation d'eau, ne pourra être assuré, d'ici 2013, sans avoir recours au remplacement du plomb des canalisations intérieures des immeubles.

sur les canalisations du réseau de distribution
Les canalisations de distribution d'eau potable ne sont pas en plomb mais en fonte, en béton ou en plastique. Seuls, les branchements pour les raccorder sont en plomb. Il sera sans doute nécessaire d'en réhabiliter une partie, afin d'éliminer une partie des apports en plomb avant l'arrivée au robinet du consommateur. La plupart des exploitations gérées en délégation ont d'ores et déjà procédées à ces remplacements.

sur les canalisations de distribution intérieure
Le plus gros chantier pour faire baisser le taux de plomb dans l'eau qui arrive au robinet est celui des canalisations domestiques. Cela concerne non seulement les tuyaux à l'intérieur des habitations amenant l'eau aux différents robinets mais, aussi, les conduites entre le compteur et l'habitation dans les maisons particulières et les colonnes montantes distribuant l'eau dans les immeubles. Ces travaux seront à la charge des particuliers.

L' Union européenne a évalué le coût à 12 milliards d'euros (pour les seules installations privées) pour que notre pays satisfasse à la future norme des 10 µg/l.
Au total, l'Union Européenne a évalué le montant des travaux à 15 milliards d'euros sur quinze ans en intégrant le coût du changement des branchements du réseau public.