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Une enquête datée de mars 1995, éditée par l'Union Européenne évaluait à 40 % la nombre de branchements en plomb en France.
Une étude BIPE-ECOLOC révèle pour sa part qu'en 2006, 70 % des collectivités ont désormais engagé ou prévu un programme de remplacement de leurs branchements en plomb, tandis que 16 % n'en ont pas ou plus.
Par ailleurs,une enquête BIPE indique que d'ores et déjà 89 % du parc des branchements gérés par les opérateurs privés ne contiennent plus de matérieaux en plomb.
D'importantes différences existent cependant selon les régions
considérées. Les branchements en zones rurales, où
l'adduction d'eau a souvent été mise en oeuvre après
la Seconde Guerre mondiale, contiennent en général moins
de plomb que ceux des grandes agglomérations, où les
réseaux de distribution publics ont été installés
dès la fin du XIXe siècle.
La même remarque est valable pour les installations intérieures
des immeubles. Ainsi, par exemple, on estime que 60 % des branchements
de la région parisienne contiennent du plomb, chiffre atteignant
70 % pour les installations intérieures des immeubles parisiens.
Des travaux devront donc aussi être entrepris sur les installations
intérieures des logements pour respecter la nouvelle norme. De fait,
les analyses de contrôle de la qualité de l'eau doivent se faire, aux
termes de la nouvelle directive, plus seulement sur le réseau
public de distribution, mais également sur le robinet de l'usager...
Rappelons que depuis le décret du 5 avril 1995, l'utilisation du plomb
est interdite pour les installations de distribution d'eau potable. On considère que près de 80 % des branchements au plomb ont remplaçés à l'année 2008.
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