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L'impératif de réduction du taux de plomb dans l'eau du robinet, engagé par le décret du 20 décembre
2001 et repris par la réglementation du 11 janvier 2007, s'insère dans une logique de diminution globale de l'exposition
de l'homme au plomb.
En effet, les sources d'exposition sont nombreuses en dehors de l'eau.
L'air, en particulier dans les grandes villes, le tabac, les aliments
( vin, jus de fruit, etc.). Dans le seul domaine de l'alimentation
humaine, on considère que 63 % des apports journaliers proviennent
des aliments et 37 % de l'eau.
Diviser par cinq, en quinze ans, la concentration maximale admissible
de plomb dans l'eau du robinet a pour objectif de participer à la
diminution des apports potentiels et de contribuer ainsi à protéger
les catégories de population des plus "vulnérables" en la
matière : les jeunes enfants et des femmes enceintes.
Il s'agit là d'une nouvelle mise en uvre du "principe de
précaution" : même si les doses admises dans l'eau jusqu'en décembre 2003
(50 µg/l) étaient suffisantes pour protéger la santé (c'est d'ailleurs
pourquoi une période transitoire de quinze ans peut être envisagée),
on souhaite aller encore plus loin dans la sévérité de la norme pour
augmenter la marge de sécurité.
De fait, les cas de saturnisme d'origine hydrique en France ont été
tout à fait rarissimes au cours de dernières décennies. Le saturnisme
est une maladie qui provient, essentiellement, de l'ingestion de fortes
doses de plomb. Les cas connus résultent soit d'une exposition professionnelle
par manipulation, soit, surtout, pour les enfants en bas-âge d'une
ingestion d'écailles de vielles peintures au plomb dans les immeubles
vétustes et insalubres. |