La qualité de l'eau du robinet
Les grandes questions
Les nitrates dans l'eau potable
Limiter les teneurs en nitrates

La réduction des pollutions


En France, les principales zones "d'excédent structurel en azote" se situent dans le grand Ouest (Bretagne, Poitou-Charentes, Pays de Loire), dans le Bassin Parisien, une partie de la Vallée du Rhône, de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées. La Bretagne, régulièrement citée comme la région la plus durement confrontée au phénomène, abrite ainsi 56 % de la production porcine nationale sur seulement 6 % du territoire français : ce sont ici les nitrates provenant des lisiers d'élevage qui sont particulièrement montrés du doigt.

Pour faire face à cette situation, les autorités publiques ont adopté un certain nombre de mesures depuis le début des années 90, visant à la préservation des ressources par une meilleure régulation des émissions de pollution, à la source.

Parmi ces différentes politiques, on citera :

le renforcement du régime des installations classées pour l'élevage,

la mise en œuvre de la directive européenne du 12/12/91 sur les nitrates avec, notamment le décret du 27/08/93 et la définition de "zones vulnérables" nécessitant la mise en place d’un "programme d’action", zones dont la délimitation est régulièrement remise à jour en fonction de l'évolution des pollutions.

la définition d'un "code de bonne pratique" agricole",

la mise en oeuvre de programmes de maîtrise des pollutions d'origine agricole (PMPOA)

le développement des programmes "Ferti-Mieux", en concertation avec les professionnels de l'agriculture, etc.

L'ensemble de ces initiatives s'accompagne d'une prise de conscience plus globale, chez les autorités publiques comme au sein de la profession agricole : celle de tendre progressivement vers un mode de "développement durable".