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Ces limites sont impératives. Les eaux distribuées
doivent impérativement s’y conformer. Ces limites de
qualité concernent des paramètres microbiologiques
et des paramètres chimiques.
A- les paramètres
microbiologiques
L'eau doit être exempte de bactéries et de virus pathogènes.
Etant donné qu’on ne peut s’en assurer que par
l’analyse d’un volume limité, ou échantillon,
on définit le volume d’eau dans lequel il ne devra
se trouver aucun germe pathogène. Ainsi, dans 100 ml d’eau,
on ne tolère aucun Escherichia Coli ni aucun entérocoque.
Si on ne trouve que
deux limites de qualité biologiques impératives, c'est parce que ces deux
espèces de bactéries ont en fait la qualité
de “ germes précurseurs ”. Leur présence
signale un risque de contamination biologique. En effet, virus et
bactéries pathogènes ne peuvent se trouver dans l’eau
en leur absence. Néanmoins la présence de ces germes
précurseurs dans l’eau ne signifie pas systématiquement
que s’y trouvent des virus ou bactéries pathogènes.
B- les paramètres
chimiques
Parmi ces substances figurent l’arsenic, le cadmium, le cyanure,
le mercure, le plomb, le chrome, le nickel, l’antimoine et
le sélénium, certains hydrocarbures, mais aussi certains
pesticides et les nitrates
Les normes retenues pour ce groupe de substances sont calculées
en tenant compte de la "marge d'incertitude" qu'on rencontre
en toxicologie, c'est-à-dire qu'elles fixent des limites
sensiblement inférieures aux seuils considérés
comme acceptables. Les teneurs tolérées sont infimes,
parfois de l'ordre du millionième de gramme, ce qui exige
des analyses extrêmement fines.
En ce qui concerne les pesticides, plusieurs centaines de substances
entrent dans cette catégorie. On citera notamment les herbicides,
les insecticides, les acaricides, les nématicides (contre
les vers), les fongicides (contre les “champignons”et
les “mousses”) et les rodenticides (contre les rongeurs)…
Les pesticides contaminent les eaux de surface (cours d’eau,
lacs, etc.) par ruissellement, et les eaux souterraines par infiltration.
La norme française pour les pesticides se conforme à
la directive européenne et limite
— à 0,1 µg par litre la concentration maximale
pour chaque substance; sauf pour l’aldrine, la dieldrine,
l’heptachlore et l’heptachlorépoxyde où
la dose maximale autorisée est de 0,03 µg /l.
— à 0,5 µg par litre la concentration totale
en pesticides.
Cette norme est sensiblement plus sévère que les recommandations
de l’OMS, qui n’a pris en compte que des considérations
sanitaires, alors que la directive européenne intègre
la volonté de protéger le milieu naturel.
Les nitrates entrent également dans la catégorie
des limites de qualité. La norme (50 mg maximum par litre)
a été fixée en fonction des risques courus
par la population la plus vulnérable, les nourrissons et
les femmes enceintes selon le principe de précaution maximale.
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