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Les
normes de qualité de l'eau potable sont très rigoureuses.
C'est la garantie d'une eau de qualité. Les normes s'appuient
en général sur les
travaux médicaux établissant les doses maximales admissibles (DMA),
c'est-à-dire la quantité de telle ou telle substance qu'un individu
peut absorber sans danger quotidiennement tout au long de sa vie.
Sur cette base, on calcule quelle quantité maximale peut être apportée
par l'eau, en prenant une confortable marge de sécurité. C’est
le principe de précaution.
Il ne faudrait pas en conclure que tout dépassement comporte
un risque pour le consommateur. Par exemple, lorsque la teneur maximale
de l'eau en fluorures est fixée à 1,5 mg par litre,
cela ne signifie pas qu'une teneur de 1,6 mg comporte un risque
immédiat d'intoxication.
La plupart des normes prennent donc leur sens sur le long terme.
C'est pourquoi la réglementation française n'utilise
jamais les termes "eau potable" ou "potabilité
de l'eau". En effet, une eau qui ne respecterait pas tous les
critères de qualité requis pourrait cependant être
bue sans danger et s’avérer potable de fait.
Etant donné la marge de sécurité que les normes
intègrent, un dépassement temporaire et modéré
est la plupart du temps sans conséquence ; il doit tout de
même déclencher la mise en oeuvre d’un programme
d’action et de surveillance. En revanche la qualité
bactériologique doit être assurée en toutes
circonstances et faire l’objet d’une surveillance très
stricte.
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