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Plusieurs générations d'éducation ont permis à l'hygiène corporelle
de s'imposer dans nos modes de vie contemporains. Aujourd'hui, plus
de quatre logements sur cinq possèdent une douche ou une baignoire.
Cependant, l'INPES (Institut National de Prévention et d'Education
pour la Santé), dans son baromètre de 1993, révèlait que
seuls 40 % des Français et 52 % des Françaises faisaient une toilette
complète quotidienne. Quant au lavage des mains en sortant des toilettes,
il est loin d'être une pratique régulière. Il reste donc, aujourd'hui
encore, du chemin à parcourir pour que l'hygiène moderne concerne
l'ensemble de la population française.
La vigilance doit donc rester de mise. D'autant que des études récentes
renforcent les certitudes quant à l'implication d'une mauvaise hygiène
dans la transmission de nombreuses maladies d'origine virale ou
microbienne. En particulier, un geste aussi simple que le lavage
des mains est trop souvent négligé : les mains sales avant les repas
sont encore aujourd'hui, dans nos pays occidentaux, trop souvent
à l'origine de contaminations virales ou microbiennes.
Un nouveau mode de vie qui entraîne le fractionnement des repas
amplifie ces problèmes d'hygiène dus au non lavage des mains.
Repas pris à l'extérieur : cantines où le lavage des mains avant
les repas est la plupart du temps oublié, prise de repas rapide
sous forme de sandwich ou de plats tout préparés que l'on mange
à la main.
Repas déstructuré à la maison où chacun à son heure puise dans le
réfrigérateur une nourriture souvent, elle aussi, mangée à la main.
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