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Cette déshydratation entraîne une diminution du volume sanguin et
une élévation de l'osmolarité plasmatique. Il en résulte une diminution
de la pression de remplissage cardiaque et du volume d'éjection
systolique, avec pour conséquence une diminution de la tension artérielle
et, parallèlement, une élévation de la fréquence
cardiaque compensatrice. La température corporelle s'élève. L'ensemble
de ces phénomènes concourt à la réduction de la performance physique,
en particulier de l'endurance aérobie.
Au-delà de 4 % de perte en poids corporel, les signes de déshydratation
se traduisent par l'apparition progressive de fatigue, de lourdeur
des jambes et d'essoufflement, d'un état de léthargie, de confusion,
de difficultés à s'exprimer, de faiblesse. Les globes oculaires
deviennent hypotoniques et cernés, le pli cutané persiste
quand on pince la peau. Le coma peut succéder à la torpeur.
D'autres accidents graves, parfois mortels, peuvent aussi apparaître
en dehors de toute pathologie cardiovasculaire, comme le "coup
de chaleur", élévation excessive de la température interne
avec forte rougeur, sensation intense de chaleur, puis l'ébriété,
malaise et perte de connaissance. Les risques de lésions tissulaires
ainsi que de séquelles neurologiques sont très importants. Un refroidissement
du sujet et une réhydratation par perfusion doivent être effectués
en urgence.
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