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L'organisme du nourrisson est composé à 75 % d'eau, alors que celui
de l'adulte ne l'est qu'à 60 %, et la surface d'échanges cutanés
du nourrisson, rapportée à son poids est le double de celle de l'adulte,
ce qui favorise les pertes hydriques. Chez le nourrisson, les besoins
en eau sont trois à cinq fois supérieurs à ceux de l'adulte, toutes
proportions gardées. Les apports doivent être d'autant plus importants.
Il
faut donc être très vigilant quant à l'hydratation du bébé, plus
particulièrement lors de fortes chaleurs, en cas de diarrhée aiguë
ou d'épisodes fébriles. L'eau utilisée pour l'alimentation du nourrisson
doit répondre aux contraintes imposées par l'immaturité de certaines
fonctions observées lors des premiers mois de la vie. Elle doit
être faiblement minéralisée, bactériologiquement pure et sa teneur
en nitrates doit être très faible. Par précaution ou dans des indications
thérapeutiques spécifiques (constipation...), les
médecins peuvent recommander le recours à des eaux embouteillées
à composition minérale constante et spécifique. Cependant,
dans la plupart des cas, l'eau du robinet (si sa teneur en nitrates
est faible) peut aussi être utilisée à condition d'être préalablement
bouillie pour les biberons.
Une eau ayant une teneur en nitrates supérieure à 50 mg/litre ne
doit pas être donnée à un nourrisson de moins de 6 mois ou chez
la femme enceinte ou allaitante. Avant l'âge de 6 mois, les bébés
ont en effet un appareil digestif qui favorise la transformation
des nitrates en nitrites. Ceux-ci sont des poisons de l'hémoglobine
qui bloquent les phénomènes de transfert de l'oxygène au niveau
des globules rouges.
A partir de l'âge de 6 mois, lorsque l'enfant est passé à une alimentation
variée, l'eau du robinet convient parfaitement pour la boisson et
la préparation des aliments. A partir de cette tranche d'âge, des
taux de nitrates entre 50 et 100 mg/litre peuvent être tolérés temporairement.
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