L'histoire de l'eau
Histoire des traitements de l'eau

L'avènement des techniques de désinfection

Au cours du XIXe siècle, l’idée de l’utilisation de produits chimiques pour purifier l’eau se développe. L’iode, l’acide citrique, les permanganates sont efficaces pour éliminer les microbes et bactéries, mais sont le plus souvent cantonnés à des applications médicales. Cela est dû à leur prix élevé, mais aussi de la répugnance du grand public vis-à-vis de l’emploi de produits chimiques dans l’eau. L’hypochlorite de sodium, oxydant connu depuis le XVIIIe siècle est également utilisé comme désinfectant en médecine ou pour blanchir le linge. Koch démontre en 1881 qu’il détruit le germe responsable du choléra. Or son utilisation est aisée, on peut en produire facilement sur place et à bas prix. De surcroît, on découvre qu’il a un effet rémanent dans les canalisations. La première chloration des eaux de Paris a lieu en 1911. Le spectre des épidémies est désormais écarté. L’emploi de chlore gazeux ou verdunisation mis au point pendant la première guerre mondiale permet de réduire les doses utilisées et donc d’améliorer le goût.

La ville de Nice quant à elle, fait à partir de 1907 un autre choix pour désinfecter son eau, avec l’ozonation. Le gaz ozone, puissant oxydant, est produit à partir d’ozoneurs, selon une technique mise au point par Maurice Paul Otto. Ce procédé connaît un succès certain. En 1909, Paris, choisit d’en équiper l’usine de Saint Maur. Mais après-guerre, l’augmentation du prix de l’électricité et la relative complexité du procédé font que l’ozone perd du terrain au plan industriel. Il réapparaîtra dans les années 1950. Le chlore quant à lui s’impose définitivement. Aujourd’hui encore, 99 % des unités de production d’eau potable l’utilisent.