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En 1863, Pasteur découvre l’existence de micro-organismes
qu’on nommera plus tard les microbes. Les phénomènes
de putréfaction et de fermentation étaient jusque-là
considérés comme des opérations purement chimiques.
Pasteur démontre qu’elles sont causées par des
êtres vivants et qu’à chaque fermentation correspond
une catégorie de microbe particulière. D’autre
part, ceux-ci ne naissent pas spontanément, mais leurs germes
sont éparpillés dans l’atmosphère et se
déposent avec les poussières. L’avènement
de la microbiologie a des conséquences immédiates et
futures incalculables. En matière d’hygiène publique
elle change radicalement la perception du propre et du sale. Elle
se traduit par des mesures sanitaires rigoureuses, notamment en matière
de distribution des eaux. Longtemps, le jugement sur la qualité
d’une eau s’est fondé sur des critères organoleptiques.
Des notions empiriques font préférer au Parisien du
XVIIIe siècle l’eau
de Seine qu’il juge bonne parce qu’ "aérée"
par le courant du fleuve. Avec Haussmann, il est rapidement convaincu
de la supériorité des eaux de sources, claires et inodores.
Et il est vrai que les épidémies reculent. Cependant
avec les découvertes de Pasteur, on comprend qu’une eau
fraîche, limpide et sans saveur n’est pas forcément
bonne à boire. À partir de cette idée se développent
les traitements de désinfection. En 1885, est créé
le premier indice de qualité de l’eau. |
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