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Bâties autour du Nil d’une part, du Tigre et de l’Euphrate
d’autre part, les civilisations égyptienne et mésopotamienne
expérimentent très tôt l’hydrologie, tournée
principalement vers l’irrigation. On trouve la trace des premiers
puits en Mésopotamie en - 6000 av J.C. les premiers barrages
apparaissent en Egypte. Au VIIe
siècle av JC, Nabuchodonosor entreprend la construction des
jardins suspendus de Babylone. Le chadouf, première machine
élévatrice apparaît au IIIe millénaire
en Mésopotamie. En 700 av JC, le roi assyrien Sennachérib
se fait construire à Ninive un palais desservi par de l’eau
de montagne acheminée par un canal de plus de cent kilomètres
en pierre étanchéifiée avec du goudron.
Les sites de Mohenjo-Daro et Harappa, témoignages de la
civilisation de l’Indus (– 2 500 à - 1 500),
révèlent l’existence de maisons équipées
de douches et de latrines, d’un réseau d’égouts,
ainsi que de piscines.
En 2500 av JC les Crétois mettent au point les premiers
ouvrages d’adduction d’eau avec des tuyaux en terre
cuite amenant l’eau dans les maisons. Le palais de Cnossos,
par exemple bénéficie de l’eau courante et est
équipé de fontaines, de salles de bains avec baignoires
en terre cuite ainsi que de latrines.
Durant la période hellénistique, les Grecs inventent
le système du siphon inversé qui permet aux adductions
de franchir les vallées. On attribue à Archimède
(287 - 212 avant JC) l’invention de la vis comme élément
de relevage de l’eau.
Au VIe siècle avant
JC, Tarquin l’Ancien équipe Rome de son premier égout.
En – 312, l’aqueduc Aqua Appia amène l’eau
dans la ville au moyen de canaux maçonnés. Les Romains
exploitent et améliorent sans cesse les inventions des peuples
qu’ils conquièrent. Au milieu du premier siècle
av JC, ils adaptent ainsi la noria, sorte de roue à godets
servant à élever l’eau, dont le premier exemple
connu fonctionnait chez Mithridate, roi du Pont, l’actuel
Bosphore. À la fin de l’Empire, on recense 11 aqueducs
d’amenées, gérées par une administration
très importante.
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