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Les rejets en provenance des agglomérations urbaines sont, aujourd'hui,
au cur de la politique environnementale de la France et de l'Europe.
La directive européenne du 21 mai 1991 "relative aux eaux résiduaires
urbaines", transposée en droit français par la loi sur l'eau
du 3 janvier 1992 et son décret d'application du 3 juin 1994, impose
un développement très net des systèmes de collecte et de traitement
des eaux usées dans notre pays.
Ces rejets représentent en effet une part importante et parfois prépondérante
de la pollution des cours d'eau français. Aujourd'hui, on évalue à
49 % le taux de dépollution des matières oxydables contenues dans
les eaux usées rejetées par les agglomérations (le "taux de dépollution"
correspond au rapport entre la pollution émise et celle effectivement
éliminée par les stations d'épuration). Le respect des dispositions
prévues par les textes français et européen doit permettre, à l'horizon
2005, d'aboutir à un taux de dépollution de 65 %. Les enjeux actuels
de l'assainissement sont donc tout à fait déterminants pour la sauvegarde
de nos ressources en eau et de notre environnement.
Encore une fois, la moyenne nationale doit être nuancée par des bilans
régionaux contrastés. Les taux de dépollution s'échelonnaient, en
effet, en 1993, de 32 % à 65 %. Les meilleures "performances"
étaient enregistrées dans les régions Alsace, Bretagne et Poitou-Charentes.
A contrario, l'Aquitaine, la Basse-Normandie, la Haute-Normandie,
l'Ile-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte-d'Azur
et Rhône-Alpes se situaient à des niveaux inférieurs ou égaux à 40
%. Bien entendu, ces données cachent des différences, parfois notables,
au sein d'une même région. D'autre part, elles doivent être mises
en perspective avec les spécificités des milieux aquatiques de chaque
zone (vulnérabilité, richesse, etc.). |
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