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Les matières organiques
fermentescibles (MOF) constituent, de loin, la première cause
de pollution des ressources en eaux. Ces matières organiques
(déjections animales et humaines, graisses, etc.) sont notamment
issues des effluents domestiques, mais également des rejets
industriels (industries agro-alimentaires, en particulier).
La première conséquence de cette pollution réside dans l'appauvrissement
en oxygène des milieux aquatiques, avec des effets bien compréhensibles
sur la survie de la faune. |
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Les éléments minéraux nutritifs
(nitrates et phosphates), provenant pour l'essentiel de l'agriculture
et des effluents domestiques, mobilisent également l'attention
des acteurs impliqués dans la gestion de l'eau. Ils posent en
effet des problèmes, tant au niveau de la dégradation de l'environnement
résultant d'un envahissement par les végétaux (eutrophisation...),
que des complications qu'ils engendrent lors de la production
de l'eau potable. |
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Les métaux lourds (mercure, cuivre,
cadmium, etc.) constituent un problème préoccupant lorsqu'ils
sont impliqués dans la pollution des ressources en eau. Non
seulement leur toxicité peut être fort dommageable pour le milieu
aquatique, mais leur accumulation au fil de la chaîne alimentaire
pourrait avoir des effets plus ou moins graves sur la santé
humaine. |
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La pollution des eaux par les composés
organiques de synthèse (produits phytosanitaires) s'est accrue
au cours des dernières décennies, notamment sous l'effet du
développement de l'activité agricole. La présence de concentrations
trop élevées de pesticides dans certaines ressources complique,
comme dans le cas des nitrates, les processus de production
de l'eau potable. Par ailleurs, ces substances peuvent s'accumuler
au fil de la chaîne alimentaire. |
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Les hydrocarbures peuvent contaminer
les ressources en eau selon différentes modalités : rejets industriels,
rejets des garages et stations-services, ruissellement des chaussées,
effluents domestiques... |
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