 |
Le territoire Français reçoit en moyenne 440 km3
(440 milliards de m3) de
précipitations par an. 61 % de ce total s'évaporent,
16 % alimentent directement les cours d'eau et 23 % s'infiltrent
pour reconstituer les réserves souterraines.
En France, le total des écoulements avoisine donc, 191 km3
(191 milliards de m3)
par an, soit 3 262 m3/personne/an.
On estime à 2 000 milliards de m3
le volume d’eau souterraine stocké dans les aquifères
et à 100 milliards de m3
le volume moyen annuel de renouvellement des nappes. Actuellement,
62 % de l'eau potable distribuée en France est produite à
partir de ressources souterraines.
Le réseau hydrographique Français a une très
grande densité. L'ensemble des cours d'eau représente
une longueur totale de 270 000 km. Les quatre grands fleuves
Français (Garonne, Loire, Rhône, Seine) collectent
63 % des eaux du territoire. Le reste est assuré par de nombreux
bassins côtiers (Adour, Somme, Charente, Var, ...) ou des
affluents de fleuves de pays voisins (Rhin, Escaut).
Au-delà du niveau tout à fait satisfaisant des précipitations
et de l'écoulement total, la France jouit aussi de très
bonnes capacités naturelles de stockage, grâce aux
chaînes de montagnes et à d'importants aquifères
souterrains. Cependant, ces moyennes rassurantes doivent être
nuancées par les répartitions régionales et
les variations dans le temps. Toutes les régions Françaises
ne sont pas logées à la même enseigne, selon
le niveau et la régularité de leur pluviométrie
(qui varie de 0,5 à 2 mètres par an selon les régions),
la présence ou non d'aquifères souterrains importants,
les niveaux d'écoulement (de 1 à 10)... et celui des
prélèvements. Ainsi, par exemple, la Bretagne est
connue pour sa faible richesse en ressources souterraines, du fait
de son sol granitique. D'où la nécessité, pour
cette région, d'avoir recours aux ressources superficielles
pour l'essentiel de sa production d'eau potable. Sur le pourtour
méditerranéen, le climat est d'une part, plus sec
et, d'autre part, sujet à de violentes variations de pluviométrie.
Dans un grand quart Sud-Ouest du pays, les forts besoins consécutifs
à l'augmentation des surfaces irrigables et au développement
de la culture du maïs entraînent des risques de sécheresses.
|