 |
En première position, la catégorie « généralités ». Elle englobe les ques-tions qui démontrent un intérêt pour l’eau, mais sans attente précise : citons les interrogations des scolaires pour la préparation d’un exposé ou d’un programme, celles des consommateurs qui s'interrogent sur l'eau en général et demandent des réponses couvrant de nombreux aspects, ressources en eau, cycle de l’eau, qualité en général, prix…
En deuxième position, figurent les questions portant sur la qualité
de l’eau du robinet. Depuis 2001, elles portent naturellement plus précisément sur la mise en œuvre des nouvelles normes et en particulier la norme plomb. Les demandes du grand public concernant le lien santé/qualité sont récurrentes et également souvent liées avec celles
sur la consommation.
En troisième position, l’assainissement et notamment l’assainissement individuel suscite de nombreuses demandes. Les habitants en maison individuelle se retrouvent parfois assez seuls face à une problématique complexe à laquelle la collectivité peut éprouver des difficultés à répondre et qui ne fait pas l'objet de beaucoup d'informations pratiques dans
la presse.
Le prix n'a pas cessé de descendre dans la hiérarchie des préoccupations de nos demandeurs. Il n'a figuré qu'une année en troisième position pour osciller entre la quatrième et la cinquième position, perdant sa place au profit des demandes concernant la consommation et le C.I.EAU
lui-même, c’est-à-dire des questions relatives à l’objet de l’organisme
ou encore les documents qu’il est susceptible de proposer. Néanmoins, beaucoup de questions portant sur le prix sont bien souvent liées avec l’item consommation. Elles s’inscrivent dans la problématique plus vaste du « budget eau » des ménages et de l’utilisation de leurs équipements ménagers. Par ailleurs, les Français savent bien que les questions concernant directement leur facture sont du ressort du service de l'eau de leur commune.
Les questions ne sont pas, ou très peu, influencées par les vagues d'information des médias.
Tel ou tel rapport repris par la presse ne va pas amplifier réellement
les demandes « nitrates » ou « pesticides » ou «prix». Les seules corrélations entre demandes et médias sont celles qui sont provoquées par des interviews audiovisuelles, lorsque le téléphone ou le site du C.I.EAU sont cités à l'antenne.
Très différentes sont les demandes des médecins qui s'adressent à MEDIC’EAU, l'antenne santé du C.I.EAU. Ils recherchent des informations pour eux-mêmes, soit sur des aspects de normes, soit sur le fonction-nement du cycle de l'eau.
Et surtout, ils demandent des outils leur permettant de sensibiliser leurs patients. À l’inverse des demandes du grand public, qui ne suivent pas ou peu les vagues d'information des médias, les demandes du corps médical suivent la diffusion de la lettre MEDIC'EAU et les articles parus dans « Le Quotidien du Médecin » ou d'autres titres de la presse médicale.
Depuis la mise en ligne du site Internet grand public, on a pu noter
une évolution de la nature des demandes. Les demandes directes sont devenues plus complexes, nécessitant plus de recherche, les informa-tions de base étant visiblement fournies par la consultation du site.
Malgré une base documentaire importante, il arrive qu’une réponse manque, essentiellement parce qu’extérieure à l’objet du C.I.EAU. Dans ce cas, soit le Centre d’Information sur l’Eau se renseigne auprès de
ses membres avant d'élaborer sa réponse, soit renvoie vers un interlo-cuteur plus adapté. Certaines réponses, du strict ressort des entre-prises ou des mairies, sont réorientées vers celles-ci. En particulier,
ne peuvent être traitées qu'au niveau du service de l'eau ou de la com-mune les préoccupations telles que la dureté de l'eau pour le réglage
du lave-linge, la composition de l'eau ou le prix du mètre cube dans
la commune de résidence, la pression minimale exigible, ou encore
la possibilité de se raccorder au réseau d’eau potable.
|