Les études du C.I.EAU
Les Français et l'eau - 10 ans d'opinion et d'études - 1995 à 2005
Les médecins français et l'eau du robinet

Une information simple pour une démarche
de santé publique


51 % des praticiens interrogés n’hésitent pas à dire qu’ils sont mal informés et 65 % d’entre eux ne s’estiment ni mieux ni moins bien informés que leurs patients. Les médecins réclament l’information
et en définissent clairement la teneur : une information pratique plutôt que très scientifique, qui fait écho aux problèmes soulevés par
les médias nationaux (le plomb, les polluants…) – et par leurs patients, par conséquent – nourrie également d’éléments propres à la situation régionale.

C'est sans doute la raison pour laquelle deux tiers d’entre eux (67 %) s'intéressent spécifiquement à « la qualité de l'eau du robinet là où
ils exercent », et 73 % se déclarent intéressés par « l'incidence sur
la santé des substances que l'on peut trouver dans l'eau du robinet », pour leur permettre de répondre aux questions de « base ».

Et lorsqu'on leur demande d'exprimer plus précisément leur intérêt
pour des sujets définis, ce sont les pesticides qui intéressent 74 %
des médecins, talonnés par les nitrates (66 %) et le plomb (63 %)
(très médiatisés tous les trois).

En matière d’information, ils ont désigné les acteurs qu’ils jugent
les plus crédibles. Ils plébiscitent la formation continue et font confiance à la presse médicale et à des organismes spécialisés dans l’eau
et la santé.

Mais l’essentiel reste encore à faire pour répondre à leurs attentes :
une écrasante majorité (87 %) manifeste tout simplement son désir
de connaître les sources d'information disponibles en matière d'eau
et de qualité. En somme, ils sont prêts à chercher l’information,
pour peu qu’on leur dise où elle se trouve.



 
  Introduction
  Une confiance marquée, qui dépasse celle de la population générale
  Les effets sur la santé : des médecins confiants, mais vigilants
  Un point de vue et un conseil qui varient selon le terrain physio-pathologique
  Des médecins sollicités par leurs patients
  Répondre, mais comment ? A défaut d'information, le principe de précaution