88,5 % des praticiens interrogés disent avoir confiance en la qualité
de l’eau du robinet : un pourcentage qui dépasse ainsi de près de 10 points le taux estimé dans la population générale (79 % Baromètre SOFRES/C.I.EAU 2004).
Confiance en l'eau du robinet
Lorsqu'on leur demande d'évaluer par une note de 0 à 10 le respect
des normes de qualité, 62 % donnent une note élevée entre 8 et 10,
24 % entre 4 et 7 et 4 % seulement de l'échantillon n'accorde
qu'une note de 3 ou moins. 76,3 % pensent que l'eau est bien contrôlée et 72 % estiment que ces contrôles sont suffisants.
C’est ce haut niveau de confiance qui explique qu’au cours des entretiens qualitatifs, les gastro-entérologues estiment que la qualité de l’eau n’agit que très indirectement dans les pathologies qui peuvent motiver
une consultation, et il est rare qu’ils cherchent l’origine d’une diarrhée dans l’eau consommée.
On notera cependant l'importance du facteur géographique et l'impact des événements propres à la région. Ainsi, lorsqu'on interroge les médecins sur la qualité de l'eau du robinet dans la région où ils exercent plutôt que sur l'ensemble de la France, les tendances changent : 28 % d'entre eux estiment que la qualité de l'eau du robinet s'est améliorée
en 10 ans (plus de 40 % au niveau national), tandis que 47 % considèrent qu'elle est stable (28 % au niveau national) et
16 % qu'elle s'est dégradée (23 % au niveau national). Les médecins qui exercent dans l'ouest, particulièrement sensibles aux conséquences de l'élevage et de l’agriculture intensifs, se montrent plus critiques (28 %
de ces derniers considèrent ainsi que la qualité de l'eau s'est dégradée, 18 % qu'elle s'est améliorée).
Perception de l'évolution de la qualité de l'eau en France
.
En entretiens qualitatifs, les médecins expriment cette confiance en
la qualité de l’eau du robinet en évoquant spontanément les notions
de confort (disponibilité, prix abordable), de contrôle (sécurité d’utilisation de plus en plus importante) et de constance (une qualité jugée globalement égale et en progrès).
Seule l’origine de l’eau, qu’ils estiment « incertaine » dans la mesure où ils n’ont pas d’information à ce sujet, représente pour eux un élément anxiogène. Cette préoccupation s’explique par l’impact du facteur géographique et de l’actualité environnementale de leur région,
clairement exprimé par les chiffres de l’étude quantitative.
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