Les études du C.I.EAU
Les Français et l'eau - 10 ans d'opinion et d'études - 1995 à 2000
Évolution de l'opinion des français

La dépollution des eaux usées



LA POLLUTION DE LA RESSOURCE EN EAU :
UNE RESPONSABILITÉ PARTAGÉE


La pollution de l’eau est perçue par le public comme une responsabilité partagée par les différents acteurs, mais les industriels sont identifiés par les 2/3 du public comme étant le plus souvent à l’origine des problèmes de pollution de l’eau ; ceci n’implique pas qu’ils soient perçus comme les seuls en cause. La responsabilité des agriculteurs et des éleveurs est reconnue.

Au cours des 10 dernières années, la perception de l’implication industrielle reste stable, par contre la prise de conscience d’une implication plus large, plus environnementale (agricole ou émanant du consommateur, donc de soi-même) augmente. Progression de 6 à 8 points, selon les critères, de la perception d’une responsabilité partagée.

L’implication personnelle des consommateurs se renforce : 77 % des Français sont convaincus qu’eux aussi contribuent à la pollution de l’eau. Il y a 10 ans, ils étaient 69 % dans ce cas : plus 8 points en 10 ans.


LA DÉPOLLUTION DES EAUX USÉES : UNE DÉMARCHE INDISPENSABLE QUI A UN COÛT

La pollution de la ressource en eau



L’utilisateur a conscience que la dépollution est indispensable
à la sauvegarde de la nature et que cette dépollution a un prix puisqu’elle nécessite des investissements lourds.

Le consentement à payer la dépollution des eaux usées proportionnelle-ment à sa consommation en eau est effectif pour 75 % du public, ce qui représente une évolution de 5 points depuis 10 ans.

Corollaire : 76 % des Français sont d’accord pour que, de façon plus générale, « les consommateurs paient dans leur facture la dépollution
des eaux usées ».

Mais au cours de la dernière décennie, le consentement à payer le coût de la dépollution des eaux usées a connu des fléchissements, en 2001 et en 2003, pour ne plus alors concerner que les 2/3 des Français contre les 3/4 aujourd’hui. Une conviction, un civisme qui se révèlent relativement fragiles.

Évolution de l’opinion sur le coût
de l’assainissement


LES MODES DE DÉPOLLUTION DES EAUX USÉES :
UNE CONNAISSANCE QUI N'ÉVOLUE PAS EN 10 ANS

La connaissance du mode de dépollution des eaux usées reste floue, après une progression de réponses exactes en 2003 et 2004. On se retrouve en 2005 avec des scores n’ayant pas progressé au cours
des 10 dernières années :
36 % des Français apportent la réponse exacte : « les eaux usées sont nettoyées avant d’être rejetées dans la nature » ;
pour 52 % des Français, les eaux usées sont traitées en usine pour être transformées en eau potable.


Perception du traitement des eaux usées

Dans ce cadre de méconnaissance des mécanismes de traitement, il est
« normal » que le rôle des stations d’épuration ne soit connu que de
38 % de la population qui considère, à juste titre, que celles-ci permettent de traiter les eaux usées avant de les rejeter dans la nature. Les résultats relatifs à cette dernière donnée, introduite depuis 2003, ne connaissent pas d’évolution positive.

27 % des Français ont la certitude que l’eau disponible au robinet
« est une eau qui a dû subir de nombreux traitements puisque provenant d’une ressource polluée ».

Toutefois en 10 ans, cette certitude s’est émoussée passant de 35 %
en 1996 à 27 % en 2005.


LA SÛRETÉ DE L'EAU : UN DÛ ET UNE CERTITUDE

De l’ordre de 3 Français sur 4 sont convaincus de la sûreté de l’eau
du robinet.

S’il est très largement reconnu qu’en France les autorités sanitaires prennent un maximum de précautions pour assurer la qualité de l’eau
(83 % d’adhésion) et que l’eau du robinet est sûre (76 %), le public ne considère que les contrôles sont suffisants que dans une mesure nettement moindre (63 %).

DES ÉVOLUTIONS POSITIVES DE L'ORDRE DE 10 POINTS
EN 10 ANS


Mais les normes de qualité et le caractère sûr de l’eau appartiennent au registre du « dû » et, dans cette mesure, les Français sont, pour partie, réticents à payer plus cher pour ce minimum obligé (52 % se déclarent prêts à payer l’eau plus cher pour que sa qualité soit préservée, 46 % n’étant pas d’accord).


Le contrôle et la qualité de l'eau





UNE GRANDE CONFIANCE ACCORDÉE À L'EAU DU ROBINET, MÊME SI DES RÉTICENCES SUBSITENT


Une eau en laquelle on a de plus en plus confiance : 80 % de taux
de confiance en 2005, une augmentation de 8 points en 4 ans.

Confiance dans l'eau du robinet en 2005




UNE QUALITÉ QUI POURRAIT ÊTRE ENCORE AMÉLIORÉE

Les opinions générales à l’égard de l’eau du robinet évoluent de façon divergente :

elle est significativement moins bien perçue qu’il y a 10 ans : « Eau douce » 46 % de perceptions positives (note comprise entre 6 et 10) en 1996 contre 41 % en 2005.

les caractéristiques suivantes sont stables ou non significativement différentes :
- « eau contrôlée » 78 % en 1996, 77 % en 2005 ;
- « naturelle » 48 % en 1996, 50 % en 2005 ;
- « goût agréable » 42 % en 1996, 44 % en 2005 (écart non significatif);
- « chlorée » 50 % en 1996, 52 % en 2005 (écart non significatif) ;
- « présence de calcaire » 70 % en 1996, 71 % en 2005.

Sont en progression significative :
- « limpide » 73 % en 1996, 77 % en 2005 ;
- « respect des normes de qualité » 61 % en 1996, 69 % en 2005 ;
- « eau sûre » 57 % en 2000, 66 % en 2005 + 9 points en 5 ans ;
- « bonne pour la santé » 53 % en 1996, 66 % en 2005 + 13 points
en 10 ans.



 
  Introduction
  Le statut de l'eau : attitudes à l'égard de la ressource
  La satisfaction
  La consommation
  Le prix de l'eau
  Le service de l'eau
  L'information