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UNE RESSOURCE ILLIMITÉ
• Les Français ont de plus en plus conscience du caractère limité
de la ressource en eau : quasiment 10 points de différence en 10 ans.
Aujourd’hui, c’est une réalité qui s’impose à 58 % du public. Par voie
de conséquence, le caractère « rare » de l’eau augmente dans le temps : l’impression de « rareté » a doublé sur 10 ans, passant de 15 %
de la population à 31 %, une prise de conscience qui a été amplifiée
par la canicule de 2003 : plus 10 points sur cette année-là.
• Les Français sont aujourd’hui encore plus attentifs à la quantité d’eau utilisée pour des usages domestiques qu’il y a 10 ans : plus 11 points en 10 ans.
En 1996, les 2/3 de la population se déclaraient attentifs à leur consommation d’eau à domicile. En 2005, ils sont plus des 3/4 dans
ce cas (77 %).
PLUS D'EXIGENCES
Mais dans le même temps, l’exigence face à l’accès permanent à l’eau potable à domicile au sein d’une société développée s’affirme, passant
de 68 % en 2000 à 75 % en 2005 : une évolution de 7 points sur 5 ans.
UN BIEN PRÉCIEUX
L’eau est considérée comme un bien précieux par les 3/4 de la population et ce, sans évolution notable dans le temps. Une ressource qui ne se banalise pas : la certitude de ne jamais manquer d’eau dans
sa région s’est émoussée en 10 ans (passant de 68 % de convaincus
à 56 %). La canicule de 2003 fut incontestablement un révélateur.
En effet, après cet incident climatique, 51 % seulement des Français déclaraient être sûrs de ne jamais manquer d’eau, en tout cas pour
ce qui concerne leur résidence principale. Le public est toutefois persuadé qu’il n’y aura pas de problème d’approvisionnement
au cours des 20 prochaines années.
L’homme n’est plus perçu de façon aussi affirmée qu’il y a 10 ans comme le seul garant de la préservation de la ressource en eau : sans doute
un effet de la prise de conscience de l’impact des variations climatiques sur le risque de pénurie.
L’absence de risque de pénurie d’eau
Dans l’esprit de plus des 2/3 des Français la pollution des ressources (nappes, rivières) a une conséquence directe sur la qualité de l’eau du robinet. De façon complémentaire, cette pollution est perçue par 80 % d’entre eux comme ayant une incidence sur le prix de l’eau payé par l’usager.
99 % des Français ont une conscience aiguë de la nécessité de préserver ce bien précieux, l’eau, pour les générations futures, mais cette conviction est moins absolue qu’il y a 10 ans : on enregistre une perte
de 7 points sur la position « tout à fait d’accord » avec un décrochage très net après la canicule (84 % en 1996, 77 % en 2005).
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