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L'analyse de l'opinion des Français sur l'eau est fondée sur les 10 éditions du baromètre du C.I.EAU réalisé par la SOFRES de 1996 à 2005 et publié chaque début d’année.
Chacune de ces mesures barométriques a été menée auprès d’environ
2 000 individus, âgés de 18 ans et plus, issus d’un échantillon national représentatif après pondération de la population française âgée
de 15 ans et plus.
Cette taille d’échantillon autorise un véritable suivi des tendances
par cible : l’analyse des évolutions par sous-population reste en effet statistiquement valable en partant d’un échantillon de 2 000 individus,
et sous réserve de ne pas extraire des groupes de population trop étroits. Un échantillon moindre exigerait une analyse plus globalisante. Les interviews sont toujours menées en face à face, à domicile.
Les enquêtes sont toujours réalisées à la même période, fin novembre ou début décembre, et la publication du document de synthèse correspondant intervient en mars/avril de l'année suivante.
La dénomination du baromètre fait référence à sa date de parution.
C'est ainsi que l'on parle de l'édition 2005 du baromètre pour l'enquête effectuée en novembre 2004.
Le noyau central des questions a très peu évolué tant dans leur nombre que dans leur libellé, pour garantir une qualité de leur suivi. Cependant, au cours de cette période, il est apparu nécessaire d’ajouter des questions pour suivre d’autres thèmes, de compléter certains libellés
ou de supprimer quelques questions au vu de résultats non pertinents. Le baromètre en comporte toujours une cinquantaine.
Les questions sont toujours regroupées selon la même thématique : statuts de l'eau et des ressources, dépollution, sûreté et confiance, satisfaction et qualité, consommation, prix, service de l'eau, information. Nombre d’entre elles permettent de faire des recoupements pour vérifier qu’aucune n’a induit de biais dans les réponses. L'utilisation de questions ouvertes, recueillant des avis spontanés, assure également la sincérité du questionnement. Des tris croisés sont effectués pour analyser des opinions en fonction du statut des interviewés (habitat, région, catégorie socioprofessionnelle, abonné, non abonné, etc.).
Le C.I.EAU qui avait publié en 2000 « 5 ans d’opinions » a souhaité faire à nouveau le point en 2005 mettant en perspective les mouvements
de l'opinion sur une période de 10 ans .
Selon les thèmes, des évolutions parfois importantes, parfois mineures, se sont dessinés.
Les évolutions importantes
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L’eau est une ressource limitée : les Français ont de plus
en plus conscience du caractère limité de la ressource en eau.
La canicule de 2003 a joué un rôle révélateur : avant cette date, 51 % des Français percevaient le caractère limité de la ressource en eau contre 58 % aujourd’hui.
L’homme n’est pas perçu de façon aussi affirmée qu’il y a 10 ans comme le seul garant de cette ressource : il est probable que la prise de conscience de pénuries imputables aux variations climatiques joue un rôle dans l’évolution de ces perceptions.
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La pollution de la ressource en eau : la responsabilité est mieux partagée par les différents acteurs.
Au cours des 10 dernières années, la perception d’une respon-sabilité partagée a augmenté. Désormais le consommateur, donc chacun individuellement, a pris conscience de participer
à la pollution, en plus des industriels et des agriculteurs.
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L’eau du robinet est plus consommée par les «buveurs mixtes» que l’eau en bouteille : les buveurs mixtes déclarent boire
à la fois de l’eau du robinet et de l’eau en bouteille. Sur 10 litres d’eau consommés 4,6 litres sont de l’eau plate en bouteille
et 5,4 litres de l’eau du robinet. Le creux de consommation
de l’eau du robinet, pour boire, se situe en 2002/2003.
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Les Français sont convaincus de payer l’eau de plus en plus cher, mais méconnaissent le prix du mètre cube : la proportion des Français recevant une facture d’eau et incapables d’estimer le montant annuel de leur facturation augmente dans le temps.
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La vue prospective du prix de l’eau est peu optimiste : un prix de l’eau « qui sera » en augmentation constante, phénomène principalement attribué à la raréfaction de l’eau.
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Le caractère sûr de l’eau, son caractère potable est un dû et un coût inclus dans la facture d’eau. Ce qu’aujourd’hui on accepte mieux qu’hier, c’est l’incidence du coûtimputable à la dépollution d’eaux usées.
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Le consentement à payer un abonnement est de plus en plus difficile à établir : actuellement, seul 1 Français sur 2 considère qu’il est normal de payer un abonnement, à l’instar des autres abonnements de services domestiques de base.
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L’image des sociétés privées est nettement plus positive que celle des régies municipales, principalement pour tout ce qui a trait à la recherche, la technologie, la compétence, la modernité. C’est une donnée stable sur 10 ans. La conviction d’un coût moindre lorsque le service de l’eau est assuré par une régie demeure, même si elle s’est émoussée en 10 ans.
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L’information : les Français se considèrent mieux informés
sur l’eau qu’il y a 10 ans. Les principales acquisitions
de connaissances sur les 10 dernières années ont trait
aux traitements pour rendre l’eau potable.
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Une majorité de Français souhaiterait pouvoir disposer d’encore plus d’information sur l’eau. Une attente qui concerne surtout la qualité et les contrôles.
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Ce qui évolue peu
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La perception d’une eau du robinet « bonne pour la santé » n’a pas évolué au cours de la dernière décennie. L’eau du robinet est perçue comme sûre, sans danger.
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La satisfaction globale face à l’eau du robinet n’a pas évolué
au cours des 10 dernières années. Elle atteignait
des pourcentages élevés depuis l’origine.
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Le goût de l’eau du robinet reste peu apprécié. Le meilleur résultat se stiue aujourd’hui entre 2001 et 2004, à peine supérieur à ce qu’il était entre 1996 et 1999 : le goût reste
le principal motif d’insatisfaction des Français face à l’eau
du robinet.
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Le consentement à payer la dépollution des eaux usées proportionnellement à sa facture d’eau est évident pour
les 3/4 des Français mais cette prise de conscience a peu évolué en 10 ans.
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La connaissance du mode de dépollution des eaux usées et par voie de conséquence directe celle du rôle des stations d’épuration restent très perfectibles.
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La satisfaction face au service de l’eau est élevée (80 % de satisfaits) et stable : peu de fluctuation au cours des 5 dernières années.
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Le consentement à payer un abonnement est de plus en plus difficile à établir : actuellement, seul 1 Français sur 2 considère qu’il est normal de payer un abonnement, à l’instar des autres abonnements de services domestiques de base.
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La perception des rôles et attributions des différents organismes qui gèrent l’eau, sa tarification, son contrôle en France, est toujours erronée.
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