Image globale de l'eau
Chez les préadolescents, les représentations de l'eau s'articulent autour de l'opposition "propreté/saleté".
Pour eux, l'eau à l'état naturel est "sale". A l'inverse, l'eau du robinet et l'eau en bouteille sont "propres".
Ils ont une perception assez précise du parcours de l'eau du robinet (tuyaux, usines, traitements...). Surtout, cette eau est considérée comme la plus fiable car contrôlée et traitée chimiquement. La sécurité est donc d'autant plus importante que des contrôles et des traitements chimiques sont intervenus.
Une reprise du discours parental (notamment parmi les filles) peut néanmoins mettre un bémol à cette vision d'une parfaite "propreté" de l'eau du robinet, favorisant alors l'eau en bouteille.
Parallèlement, l'intervention humaine est donc jugée à la fois néfaste pour la propreté par ses actions polluantes, et dans le même temps bénéfique via les traitements chimiques purificateurs.
Vision de la situation actuelle
Les préadolescents ne perçoivent pas, en France, de risque de pénurie ni de défaut de qualité de l'eau.
La pollution est, pour eux, circonscrite à la mer, aux fleuves, et elle est surtout vue comme, certes, regrettable mais inévitable (celle des fleuves, en particulier).
. Au niveau mondial, la situation est jugée plus critique : contexte climatique, sous-développement pénalisant pour les traitements.
L'eau dans 20 ans
L'avenir non plus ne suscite pas de réelle crainte. L'enjeu essentiel de l'avenir pour eux, est la qualité de l'eau potable, les risques en terme de quantité leur semblant faibles. Or, sur ce point, ils sont très confiants quant à la fourniture d'eau potable et à la mise en œuvre de moyens de "nettoyage" de l'eau.
Ils s'en remettent au bon sens commun (les gens changeront leurs habitudes si nécessaire) et au progrès scientifique / technologique.
Ils se sentent par contre assez dépourvus en termes de moyens d'information sur ces sujets, de même qu'en terme d'implication personnelle pour faire évoluer les choses.
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