Mieux pour la planète
Pourquoi rechercher la qualité pour les eaux usées ?
- Publié le lundi 13 mai 2013 08:00
On peut s'interroger sur la pertinence de dépolluer les eaux usées avec tant d'insistance. En effet, traiter nos eaux sales demande des techniques poussées et des financements lourds pour la collectivité et les utilisateurs.

Qualité de l'eau et dépollution
Outre que la dépollution des eaux usées préserve la santé publique, c'est une nécessité absolue pour limiter au maximum la dégradation de nos réserves en eaux et préserver la faune et la flore. En effet, le développement des activités humaines, domestiques, industrielles, artisanales, agricoles... s'accompagne inévitablement d'une production de rejets polluants dans l'eau. Les eaux pluviales doivent également être traitées car chargées elles aussi en substances diverses.
Epuration des eaux usées
7 milliards de m3 d'effluents sont ainsi produits chaque année. La nature ne peut plus accomplir seule ce grand travail d'épuration des eaux usées. C'est pourquoi les 17 300 stations d'épuration d'eau et les 5 millions d'installations d'assainissement individuel sont indispensables avant de rendre au milieu naturel l'eau que nous lui avons empruntée.
A titre d'exemple, une personne utilise chaque jour 150 à 200 litres d'eau. Une fois utilisés, ces litres d'eau contiennent : des milliards de germes, 90 g de matières organiques, 57 g de matières oxydables, 15 g de matières azotées, 4 g de phosphore et 0,23 g de résidus de métaux lourds.
Les pouvoirs publics effectuent des contrôles pour vérifier la qualité des rejets d'eau et de boues et leur conformité avec les exigences légales. De plus, la loi a institué une obligation d'auto surveillance des exploitants de l'ensemble du circuit de dépollution : de la collecte au rejet des eaux, traitement des boues compris.
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Diminuer le prix de l’eau par des gestes simples
- Publié le mercredi 10 avril 2013 08:00
Les causes d'un prix de l'eau de plus en plus élevé sont identifiées. La dégradation de la qualité de la ressource en eau qui entraîne des traitements plus poussés pour rendre l'eau potable, la sévérité accrue des normes sanitaires européennes qui oblige à mettre en œuvre des technologies avancées et enfin la nécessité de généraliser la dépollution des eaux usées.

On comprend ainsi que nos comportements au quotidien ont un impact sur les coûts et le prix de l'eau. Chaque fois que nous faisons une lessive, que nous tirons la chasse d'eau, que nous utilisons des produits ménagers ou que nous soignons notre jardin avec des pesticides, nous contribuons à la pollution de l'eau.
Eau et pollution : les bonnes pratiques pour la dépollution de l'eau
Un certain nombre de bonnes pratiques permettent de participer aux efforts de dépollution des eaux usées. Il ne faut pas jeter dans l'évier, dans les toilettes ou dans les bouches d'égout : les restes de désherbants ou d'engrais, les huiles de vidanges neuves ou usagées, les hydrocarbures, essence à détacher, essence de térébenthine, les fonds de pots de peinture ou de vernis, les insecticides domestiques et les produits pour protéger le bois des insectes, les produits contre les animaux nuisibles, les médicaments non utilisés, entamés ou périmés, les lingettes (celles-ci ne se délitent pas et peuvent altérer le bon fonctionnement des stations de dépollution des eaux usées. Tous ces produits doivent être mis en déchetterie ou dans des bacs de tri adaptés.
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L’eau demain : trouver des ressources en eau alternatives
- Publié le lundi 18 mars 2013 08:00
Tout le monde devient attentif à la bonne gestion quantitative des ressources en eau pour préserver l'eau. Ainsi des solutions de ressources en eau alternatives, donc créées de la main de l'homme, émergent.

Ressources en eau alternatives et collectivités
Les besoins en eau des collectivités sont nombreux. Les collectivités utilisent des ressources en eau alternatives pour préserver l'eau. Une eau moins qualitative que celle du réseau d'eau potable peut suffire pour bien des usages : l'arrosage des espaces verts, le nettoyage de la voierie ou le lavage des véhicules par exemple. Des communes ont réhabilité des puits d'eau désaffectés ou des nappes souterraines à usage industriel pour approvisionner leur matériel de nettoyage ou d'arrosage mobile. D'autres puisent directement dans un cours d'eau pour nettoyer les rues ou arroser. Certaines piscines municipales réhabilitent l'eau des bassins pour servir dans les toilettes. Des communes ont mis en place des cuves de récupération des eaux de pluie pour des usages extérieurs. Certaines ont même rendu obligatoire la récupération d'eau de pluie dans les nouveaux lotissements.
Ressources en eau alternatives et consommateurs
Bien sûr, les particuliers peuvent mettre en place des solutions en termes de ressources en eau alternatives : utilisation d'un puits ou récupération d'eau de pluie. Mais, les contraintes sont assez importantes pour préserver la sécurité sanitaire et la qualité de l'environnement. De plus, le retour sur investissement peut être très long. Selon les volumes, le retour sur investissement d'une installation de récupération d'eaux pluviales serait de 50 à 80 ans (source : OIEAU).
La réutilisation des eaux grises comme ressources en eau alternatives
Un dernier gisement existe : celui des eaux grises. C'est à dire les eaux usées savonneuses provenant des douches, éviers, lavabos, lave-vaisselle et lave-linge. Beaucoup de chemin reste à faire quant à la réutilisation des eaux grises, et notamment vaincre les réticences naturelles.
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