Bénéficiant de ressources abondantes, la France se situe parmi les pays dont la demande par habitant demeure moyenne. Selon le Service de l'Observation et des Statistiques (SOeS), 33,4 milliards de m3 d'eau ont été prélevés en France métropolitaine en 2009, pour satisfaire les différents besoins liés à la production d'eau potable, à l'industrie, à l'irrigation et à la production d'électricité (soit 520m3 par personne). Ce chiffre est bien inférieur à la moyenne des pays les plus développés (OCDE : 920m3/personne) et se situant dans la moyenne européenne (550 m3).

Une distinction très importante doit être faite entre prélèvements et consommation pour bien comprendre la disparité dans la répartition entre les usages de l'eau prélevée et consommée.
Les prélèvements désignent la quantité d'eau prélevée dans le milieu naturel puis rejetée après utilisation (donc à nouveau disponible), tandis que la consommation correspond à une quantité d'eau prélevée, réellement consommée, absorbée. Qui ne peut être pas renvoyée directement dans la nature après usage.
Consommation et prélèvements en France, par secteurs d'activités

Sources : Agences de l'eau / SOeS 2012 (données prélèvements)
Rapport annuel 2010 du Conseil d'Etat (données consommations)
Illustration : Centre d'information sur l'eau
En France, l'eau prélevée pour la production d'énergie (représentant 64 % des prélèvements) est essentiellement utilisée pour le refroidissement des centrales thermiques et nucléaires. Une grande partie de cette eau est restituée à la nature. La ressource est donc disponible localement et rapidement, ainsi la quantité d'eau effectivement consommée est très faible.
L'agriculture, représente 9 % des prélèvements mais 48% de la consommation nette, puisque cette eau est pour partie utilisée pour irriguer les plantes, pour partie infiltrée dans le sol ou encore évaporée, ainsi la quantité d'eau effectivement consommée est importante. L'eau de pluie utilisée directement par les cultures n'est pas comptabilisée.
Le reste des prélèvements en eau, sert à l'alimentation en eau potable (17%) et à l'industrie (10%)
Les prélèvements en eau et le code de l'environnement
Trois arrêtés publiés le 11 septembre 2003 stipulent que les prélèvements en eau doivent faire l'objet d'une autorisation ou d'une déclaration selon le type de prélèvement et les volumes prélevés. L'administration peut s'opposer à une déclaration.
Peuvent être concernés les sondages, forages, essais de pompage, puits ou ouvrages souterrains créés en vue de recherche, de surveillance ou de prélèvements permanents ou temporaires.
Les prélèvements domestiques ne sont pas soumis à cette réglementation (attention : les forages domestiques font l'objet d'une procédure particulière).

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