L'eau au quotidien

Les flux continentaux PDF Imprimer Envoyer
En dehors des mers et des océans, il y a aussi des eaux réparties sur les terres émergées. Ce sont les eaux continentales.

Les eaux continentales sont en majeure partie des eaux douces qui proviennent des précipitations. Il existe cependant quelques exceptions. On peut ainsi trouver des eaux saumâtres, voire même très salées, comme par exemple la mer morte, où l'extrême salinité des eaux empêche toute vie de se développer.

Cette eau peut se trouver aussi bien sous forme liquide que solide, mouvante que stagnante, superficielle que souterraine.

L'EAU SOUS FORME SOLIDE

Ce sont les glaciers qui sont formés d'eau à l'état solide. Il existe trois sortes de glaciers :
  • Les glaciers continentaux
  • Les glaciers de montagne
  • Les glaciers de piémont
  • Les glaciers continentaux sont les restes des anciennes calottes polaires qui ont recouvert une partie de la terre il y a plusieurs millions d'années.
Contrairement à la banquise, qui est constituée d'eau salée gêlée, ils sont constitués d'eau douce. Ces glaciers, dont le véritable nom est islandis, sont présents dans les pôles et constituent la plus grande réserve d'eau douce de la planète. Il arrive que des morceaux d'islandis se détachent et voguent sur la mer, ce sont les icebergs.

Les glaciers de montagne

Les glaciers de montagne sont formés à partir des accumulations de neige. La neige se tasse petit à petit et forme une couche de glace de plus en plus épaisse et compacte. Sous la pression du poids, les couches inférieures vont alors se mettre à avancer. Elles forment alors des langues de glaces qui descendent le long des vallées des montagnes.
Les glaciers sont toujours en mouvement, mais ils bougent plus l'été que l'hiver. En effet, en hiver, sous l'effet des précipitations, le glacier s'alourdit et se déplace plus lentement. En outre, en été, la fusion partielle du glacier crée une pellicule d'eau qui facilite son glissement.

Les glaciers de piémont

Il existe aussi des glaciers de piémont qui sont de grandes accumulations de glace au débouché de certaines vallées de montagne. Moins fréquents, on les trouve surtout en Alaska et en Scandinavie

LES EAUX LIQUIDES


Suivant la nature du terrain, soit les précipitations restent à la surface du sol, soit elles s'infiltrent dans le sol. Dans le premier cas, elles alimentent les eaux superficielles : les fleuves, les lacs et les rivières. Dans le second cas, elles forment les nappes souterraines.

LES EAUX SOUTERRAINES


Dans les nappes souterraines, il convient de distinguer deux sortes de nappes :
  • Les nappes phréatiques qui affleurent la surface du sol.
  • Les nappes " profondes " ou " captives ", nettement plus profondes.
Les rivières souterraines sont de plus ou moins grande importance et n'ont pas de débit constant, car ce dernier est assujetti aux précipitations, mais également à la fonte des neiges. De même, la qualité des eaux de ces rivières souterraines dépend des terrains qu'elles traversent, qui les chargent en minéraux divers.

LES COURS D'EAU

La différence entre un fleuve et une rivière ne dépend pas de sa longueur mais de l'endroit où il se jette. Sont appelés rivières, les cours d'eau qui se jettent dans un autre cours d'eau, dont ils sont l'affluent.
 Sont appelés fleuves les cours d'eau qui se jettent directement dans les mers. 

Les cours d'eau prennent souvent naissance dans les montagnes, sous la forme de torrents au débit très instable, car saisonnier. Par la suite plusieurs facteurs comme le relief du terrain et les ruissellements vont les transformer en cours d'eau de plus ou moins grande importance. 
Les dénivellations de terrain peuvent créer des rapides voire des chutes d'eau dont le débit et la hauteur sont impressionnants . 

Parmi les plus célèbres on peut citer :

  • Les chutes du Niagara aux Etats-Unis dont le débit est de 
6 000 000 m3/ seconde pour 47 mètres de hauteur.
  • Les chutes du Saut de l'Ange au Vénézuela qui atteignent 
979 mètres de hauteur.

LES PLANS D'EAU

Ce sont les lacs et les étangs qui forment de plus ou moins grandes étendues d'eau douce (rarement salée), généralement alimentés par des fleuves qui y déversent leur trop plein. Ils sont le résultat :

  • De zones d'effondrement de terrain dans lesquelles l'eau s'est installée,
  • De la fonte des calottes glacières.

Cependant, on appelle lacs des plans d'eau dont la surface et la profondeur sont loin d'être homogènes :

  • Le lac Baïkal atteint plus de 1620 mètres de profondeur contre 20 mètres pour la mer d'Aral.
  • Le lac supérieur, en Amérique du Nord, recouvre quant à lui une surface de 82 380 km2 : sa superficie fait de lui le lac le plus vaste du monde, presque l'équivalent d'une mer.

Les étangs, moins grands et moins profonds que les lacs, abritent, en revanche, dans leurs eaux une faune et une flore plus riche que celle des grands lacs.

LES TEMPS DE SÉJOUR DE L'EAU DANS LES RÉSERVOIRS DE L'HYDROSPHÈRE

En comparant les flux des différentes parties de l'hydrosphère aux volumes de chacun des réservoirs, on peut estimer la durée de renouvellement moyen de chacun d'eux, soit :

  • De 1 600 à 9 700 ans pour les glaciers et les calottes glacières
  • 1 400 ans pour l'ensemble des eaux souterraines
  • 2 500 ans pour les océans
  • 17 ans pour les lacs d'eau douce
  • 1 an pour l'humidité des sols
  • 16 jours pour les cours d'eau
  • 8 jours pour l'atmosphère

Ainsi s'opposent deux types de réservoirs : ceux qui font office de conducteurs - cours d'eau et atmosphère, et ceux qui jouent le rôle d'accumulateurs - glaciers, nappes et océans (d'après World Ressources 1990-1991).