| Résidus de médicaments et eau du robinet : premiers résultats 2011 |
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Les ressources en eau, comme l'ensemble du milieu naturel, sont le reflet de l'évolution des sociétés humaines. Si l'industrialisation et le perfectionnement des pratiques agricoles ont été source de développement et d'amélioration de la vie quotidienne, elles n'ont pas été sans conséquence sur notre environnement et, en particulier, sur nos ressources en eau. De même, les avancées de la médecine ont considérablement amélioré l'espérance de vie et contribuent à notre bien-être. Mais là encore, nous devons considérer leurs impacts environnementaux. Comme ils l'ont fait pour les pollutions d'origine industrielle et agricole, les pouvoirs publics et les professionnels de l'eau s'emploient aujourd'hui à répondre aux interrogations que suscitent les résidus de médicaments dans l'eau. Ce sont les progrès constants des techniques exploratoires qui permettent de repérer des doses indécelables auparavant. Même si aucune conséquence sanitaire n’est démontrée à ce jour, les pouvoirs publics et les professionnels de l'eau ont pris en compte cette problématique depuis plus de 10 ans. Les résidus de médicaments proviennent, tout à la fois, de la médecine humaine et vétérinaire (rejets dans les urines et fèces des patients ou animaux traités), et plus ponctuellement des rejets de l’industrie chimique et pharmaceutique. Ils se retrouvent ainsi dans le milieu naturel et dans les eaux usées. On retrouve sur l’ensemble de notre planète, à de faibles doses, des résidus de ces substances médicamenteuses, dans les ressources en eau. Ce problème environnemental présente un risque toxicologique pour la faune aquatique. Pour ce qui est de l’eau potable, il est essentiel de rappeler que nous ne consommons pas directement l’eau des rivières puisqu’elle est traitée, avant d’être distribuée à nos robinets. Les valeurs extrêmement basses des traces de résidus de médicaments (de l’ordre du millième voire du millionième de gramme) que l’on peut retrouver dans l’eau du robinet démontrent l’efficacité des procédés de traitement de l’eau potable. Nous sommes loin des doses que l’on peut retrouver dans les rivières. Il a été calculé qu’en buvant pendant 70 ans deux litres d’eau du robinet qui contiendrait des traces de résidus médicamenteux, une personne aura absorbé l’équivalent d’une demi-journée de traitement. Cependant, il est important de souligner que l’on ne peut parler de risque exclusif lié aux médicaments. En effet, différents types de molécules peuvent dégrader le milieu naturel, comme les pesticides, les plastifiants ou encore les hydrocarbures, ainsi que tous les autres produits que nous utilisons dans notre vie quotidienne. C’est pourquoi, cet effet « cocktail de molécules » mobilise des programmes de recherches spécifiques qui se déroulent actuellement dans le monde entier notamment en Europe et en France. Tous les acteurs de l’eau sont impliqués : laboratoires de recherche publics, associations, élus et services de l’Etat, professionnels de santé et chercheurs… Depuis de nombreuses années, les professionnels de l’eau œuvrent pour que l’évaluation des résidus de médicaments dans l’eau soit affinée et proposent des solutions de traitement spécifiques, notamment pour les rejets des hôpitaux et des maisons de soin. Un Plan National sur les Résidus de Médicaments dans l’eau (PNRM) a été mis en place par les ministères de la Santé et de l’Environnement. Il vise à l’évaluation des risques environnementaux et sanitaires et à la mise en place de stratégies visant à réduire les sources de pollution et à renforcer la surveillance. Notre eau est précieuse, vous aussi, vous pouvez agir pour participer à sa préservation. Ne jeter plus vos médicaments dans les toilettes, rapportez-les chez votre pharmacien. Pour en savoir plus |




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