Le grand referendum Sud Radio

Par le Centre d'information sur l'eau, le mercredi 23 septembre 2015 09:20

Marillys Macé, directrice générale du Centre d’information sur l’eau était l’invitée du GRAND REFERENDUM le 16 juin à SUD RADIO, émission présentée par Dimitri PAVLENKO. L’émission abordait les thèmes de la qualité et du prix des services d’eau.

Dimitri Pavlenko : (…) 84 % des Français seraient satisfaits de leur service de l’eau (…) (ce) qui semble donner raison au Médiateur de l’eau quant il dit que vu le faible nombre de demandes adressés chaque année (moins de 2 000), cela veut dire que grosso modo les Français sont satisfaits du service de l’eau ?

Marillys Macé : Effectivement, ils sont satisfaits de leur service de l’eau dans leur commune. C’est d’ailleurs le service public local qui remporte le plus de suffrages. Ils reconnaissent la qualité du produit qu’est l’eau du robinet, qui est la plupart du temps de bonne qualité et même de très bonne qualité. Ils reconnaissent que leur service fonctionne bien : c’est-à-dire leur fournit de l’eau 24h/24, dans de bonnes conditions, qu’il puissent la boire sans crainte, que les travaux soient faits en temps et en heure, qu’ils aient au bout du fil quelqu’un pour leur répondre quand ils ont un souci.

DimitriPavlenko : Globalement satisfaction (…) Dans certaines communes le prix pouvait être cinq fois plus cher que dans d’autres, comment cela s’explique ?

Marillys Macé : Tout d’abord, il faut revenir sur une idée reçue : on dit beaucoup que c’est le prix de l’eau. Or il s’agit du prix des services. Vous avez le droit d’aller à la rivière chercher votre eau, sauf qu’elle ne sera pas potable la plupart du temps : elle n’aura pas été traitée, et ce n’est pas très confortable de revenir comme nos grands-mères au puits ou à la rivière ou comme le font encore des millions de femmes dans le monde. Effectivement, il faut capter l’eau, la distribuer, la contrôler. La ressource en eau n’est pas de même qualité partout. Il existe de très bonnes ressources qui demanderont peu de traitements et il existe des ressources qu’il va falloir plus traiter.
Il existe d’autres raisons : géographique : est-ce que l’eau est proche ou faut-il la faire venir de loin ?.Le maire ou le représentant d’une communauté de communes va décider du niveau de service. Beaucoup de raisons liées à des différences de territoires et qui dont qu’on peut avoir presque autant de prix que de communes.

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