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Nitrates,
pesticides, plomb… les grandes questions
Les consommateurs d'eau se posent de nombreuses questions à
propos de la qualité de l’eau. Certaines concernent
leur santé (pesticides,
nitrates, plomb,
microbiologie),
d’autres concernent le "confort" d’utilisation
de l’eau du robinet (chlore,
calcaire).
D'où viennent les pesticides
?
Les pesticides sont des produits chimiques destinés à
protéger les plantes et les récoltes contre certains
insectes ou champignons nuisibles, et à détruire les
"mauvaises herbes". Ils peuvent contaminer les eaux de
surface (cours d’eau, lacs...) par ruissellement et les eaux
souterraines par infiltration. L’agriculture est le principal
utilisateur des pesticides, mais ils servent aussi à l’entretien
des jardins et des bordures d’autoroute ou de voies ferrées,
par exemple.
Lorsqu'il y a trop de pesticides dans l'eau utilisée
pour faire de l'eau potable, il faut les éliminer. La teneur
maximale des pesticides dans l'eau est en effet fixée à
0,1 microgramme par litre pour chaque substance et à 0,5
microgramme par litre pour l'ensemble des substances. Les procédés
d’élimination des pesticides sont bien maîtrisés
et régulièrement améliorés (filtration
sur charbons actifs. ozone, membranes…), mais il faut
aussi réduire la pollution à l'origine.
À quoi sert le chlore dans
l’eau potable ?
Le chlore est le produit désinfectant le plus utilisé
dans le traitement de l’eau potable pour tuer bactéries
et virus. Il empêche aussi le développement des germes
(bactéries, virus) lors du voyage de l’eau de l’usine
jusqu’au robinet. Le chlore
garantit la santé des consommateurs d'eau.
Certains se plaignent cependant du goût et de l'odeur d’"eau
de Javel". Pour éviter ces désagréments,
il suffit de laisser l’eau s’aérer, par exemple
dans une carafe ouverte placée pendant une heure dans le
bas du réfrigérateur.
Le chlore utilisé dans l’eau potable ne présente
aucun risque pour la santé. Cependant, pour préserver
le goût de l’eau, le dosage en chlore est en général
limité à un niveau qui correspond à une goutte
pour 1000 litres d’eau (cinq baignoires de 200 litres chacune...).
D’où vient le calcaire
?
Toute eau naturelle contient des sels
minéraux, comme le calcium et le magnésium,
dont certains peuvent se transformer
en "calcaire".
Plus une eau contient du calcaire, plus sa "dureté"
est grande. La dureté de l’eau se calcule en "degrés
français" (°F). La composition minérale de
l'eau dépend de la profondeur et de l’endroit où
elle est captée et prélevée. Elle peut être
plus riche en calcium, par exemple, dans les régions calcaires
(c’est le cas dans le Nord et dans le Bassin Parisien), et
plus pauvre en calcium dans les régions granitiques (comme
en Bretagne ou dans le Massif Central).
Une eau calcaire ("dure") n’est pas mauvaise pour
la santé. Les sels minéraux
contenus dans l’eau apportent des éléments
indispensables à l’équilibre
de notre organisme. Il n’existe donc pas de valeur
limite pour la dureté de l’eau. Une eau trop calcaire
a toutefois des inconvénients. Elle provoque des dépôts
de tartre dans les tuyauteries ou au fond des casseroles ; elle
peut être désagréable pour la peau ; le linge
est rêche...
Mais, à l’inverse, une eau trop douce (faiblement minéralisée)
peut avoir un effet corrosif pour les canalisations : elle les "attaque"
et se charge de petites particules de métal, en particulier
de plomb (si les tuyaux sont en plomb, bien sûr).
Les nitrates :
Ils sont présents dans le sol à l’état
naturel, ils proviennent de la décomposition de végétaux
ou des rejets des intestins d’animaux. Les engrais agricoles
en apportent aussi. Les nitrates pénètrent dans le
sol et les eaux souterraines, et polluent facilement les cours d’eau
par ruissellement.
La teneur en nitrates de l'eau potable est limitée à
50 milligrammes par litre.
Cette norme française est établie pour protéger
la santé de tous, y compris ceux dont la santé est
la plus fragile : pour les nitrates, ce
sont surtout les femmes enceintes ou qui allaitent et les nourrissons
qui doivent être protégés. C’est le principe
de précaution maximale.
Les autorités doivent informer les populations en cas de
dépassement de la norme.
On sait très bien éliminer les nitrates par différents
traitements biologiques et physico-chimiques. Mais la prévention
est préférable. Il faut éviter de trop répandre
de nitrates dans la nature, pour protéger les ressources.
Le plomb :
Le plomb n’est pas un polluant très présent
dans la nature. Il provient surtout
des tuyaux de distribution d’eau, et d'abord ceux des maisons.
En passant dans ces tuyaux, l’eau peut attaquer le métal
et se charger de petites particules de plomb, surtout si elle est
trop douce. C’est pourquoi, avant de boire, il faut laisser
couler l’eau quand elle est restée longtemps dans les
canalisations.
On trouve aussi du plomb dans l’air, à cause des pots
d’échappement des voitures (c’est pourquoi on
utilise l’essence sans plomb), dans les peintures anciennes
des vieilles maisons et dans les aliments. Aux doses généralement
contenues dans l’eau, le plomb n’est pas dangereux pour
la santé. La norme actuelle de 50 microgrammes par litre
va être abaissée progressivement, entre 2003 et 2013,
pour être fixée à cette date à 10 microgrammes
par litre. Cela nécessite de changer de nombreuses canalisations
dans les maisons. On estime que cette opération, qui durera
plusieurs années, coûtera environ 18,29 milliards d'euros.
L’eau du robinet contient-elle
des microbes pouvant apporter des maladies ?
Une eau sans microbes ni bactéries, c’est essentiel
pour la santé. Voilà pourquoi la
qualité microbiologique de l’eau est très surveillée.
La désinfection de l’eau par le chlore et par l’ozone
élimine les germes dangereux. Des contrôles très
nombreux sont effectués dans l’usine où est
traitée l’eau et sur le réseau de distribution.
En France, les différents traitements existants et la surveillance
des entreprises assurant le service de l’eau protègent
efficacement l’eau contre la présence de ces germes.
Mais l’eau tirée des puits appartenant à des
particuliers ou des sources dans la nature, échappe, elle,
à tout contrôle efficace et peut contenir des germes
dangereux.

La peau est tout à la fois une barrière vis-à-vis des agressions de l'extérieur et un réservoir potentiel de microbes.
A l'école comme à la maison, le lieu de vie renferme de multiples sources possibles de microbres et regorge d'endroits possibles à leur développement.
.......Alors n'oubliez pas !

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