La lutte contre la pollution

La France a fait le choix, à la fin des années 60, de protéger ses ressources en eau. Notre pays a ainsi décidé de lutter contre les pollutions et de mieux utiliser ses réserves naturelles. Malgré cela, un certain nombre d’efforts reste encore à faire.

La pollution des cours d’eau dues aux industries a beaucoup diminué. Les rejets de matières toxiques ont été réduits de 62 %, les rejets de matières oxydables de près de 38 %. Les industriels ont mis au point des technologies plus propres, et ils nettoient de plus en plus complètement leurs eaux sales avant de les renvoyer dans les rivières.

La "loi sur l’eau" votée en 1992, et son décret d'application du 3 juin 1994, imposent le développement des systèmes de collecte et de traitement des eaux usées dans toutes les villes et villages de France. Ces efforts d’assainissement rendent plus efficace la protection de nos ressources en eau et de l’environnement. Les rejets d'eaux sales (usées) provenant des villes et des agglomérations représentent en effet une part importante de la pollution des cours d’eau français.
Pour lutter contre les pollutions d’origine agricole, l’État a pris des mesures depuis le début des années 90. L’utilisation d’engrais azotés et de pesticides salissent et abîment en effet les cours d’eau et les nappes souterraines. Des zones vulnérables à la pollution, c’est-à-dire plus fragiles, ont ainsi été délimitées. La concertation avec les agriculteurs eux-mêmes, pour les inciter à mieux utiliser les produits dont ils ont besoin pour traiter et améliorer leurs récoltes, est aussi de plus en plus importante.

En même temps, les professionnels de l’eau inventent sans cesse de nouveaux moyens pour se débarrasser de ces polluants. Ainsi, on élimine les nitrates par dénitratation ou dénitrification, on utilise des charbons actifs contre les pesticides, la filtration par membranes... L’alimentation du pays en eau potable est ainsi assurée.